Signature de la convention pour la centrale solaire de Zagtouli

Plus de 41 milliards de fcfa pour une centrale de 30 MW
Le ministre des mines et de l’énergie et le commissaire européen chargé du développement ont signé le mardi 23 avril 2013 au siège de la commission de l’Union Européenne à Bruxelles en Belgique la convention de financement pour la réalisation de la centrale solaire de Zagtouli.

Au terme de cette convention, l’Union met à la disposition du Burkina Faso la somme de 25 millions d’Euro soit plus de 16 375 000 000  de fcfa. C’est le ministre burkinabè des mines et de l’énergie, Monsieur Salif Lamoussa Kaboré et le commissaire européen chargé du développement, Mr Andrys Piebalgs, qui ont signé les documents de convention pour le financement au profit de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli dans la banlieue ouest de Ouagadougou. Initié en 2010 par le gouvernement burkinabè, ce projet d’un coût de 63 milliards de fcfa permettra de produire et d’injecter dans le réseau de la SONABEL 20 à 30 mégawatts d’énergie d’un champ solaire d’une soixantaine d’hectares. Par la signature de cette convention l’Union Européenne met à la disposition du Burkina Faso la somme de 25 millions d’Euro soit  plus de 16.375.000 000  de fcfa pour un appui à la réalisation du projet. Les 24.890.000 000 milliards de fcfa complémentaires seront des contributions de l’Agence Française de Développement, AFD, pour un montant de 19 millions d’Euro et de la Banque Européenne d’Investissement BEI, pour 19 millions d’Euro également. Le ministre des mines et de l’énergie et le commissaire européen au développement ont tous souhaité que la centrale entre en service en 2014.
Pour le commissaire européen au développement le projet de la centrale de Zagtouli a connu un long processus et il se réjouit de son aboutissement à un moment opportun, les besoins du Burkina en énergie sont de plus en plus croissants alors que le pays dispose de moyens limités. Ce projet se veut aussi un signe de lutte contre les changements climatiques selon le commissaire Andrys Piebalgs, qui a félicité le ministère en charge de l’énergie pour le travail abattu pour boucler le financement du projet.
Le plus heureux de ce jour de signature de convention est bien entendu le ministre Salif Lamoussa Kaboré. Ce dernier a exprimé la reconnaissance du Burkina aux efforts d’accompagnement de l’Union Européenne et émis le vœu que l’Union reste toujours aux côtés du Faso dans ses efforts le développement. Il a rappelé les efforts du Burkina dans sa politique d’électrification qui fait des énergies renouvelables, un axe prioritaire de son  développement pour augmenter l’offre d’énergie électrique du  Burkina qui fait face à une demande croissante de l’ordre de 10% par an. L’alimentation en énergie électrique du Burkina est assurée par des centrales électriques de l’ordre de 46%, hydrauliques, 8% et les importations d’énergie de la Côte d’Ivoire et du Ghana de l’ordre de 46%. La contribution des énergies renouvelables est très marginale.  

Harouna SANA